What Can I do while Waiting for an Appointment? Patient Compliance, Adherence (Francais)

Note: Ce texte s’adresse autant aux femmes qu’aux hommes. Le masculin est utilisé à titre générique.

Le contenu médical de l’article initialement rédigé en anglais a été révisé par :
Dr Werner J. Becker
Professeur de Neurosciences
Département de Neurosciences cliniques Foothills Medical Centre
Université de Calgary
Calgary (Alberta)

Sujet de l’entrevue : Observance thérapeutique et préparation aux rendez-­‐ vous

1) Que signifie l’expression « observance thérapeutique »?

Selon Dre Dawn Buse, psychologue spécialisée dans le traitement des maux de tête (New York), cette expression s’applique au rôle du patient dans sa prise en charge médicale. L’observance thérapeutique décrit l’adhésion du patient au traitement, autrement dit, la capacité de la personne à suivre les instructions de ses professionnels de la santé. Bien que ce soit le médecin qui fournisse avis médical et ordonnances, c’est ultimement le patient qui choisit de se conformer ou non aux avis, et le cas échéant, de décider du moment et de la manière de le faire.

2) Quel est le lien entre l’hygiène de vie et les maux de tête?

L’hygiène de vie est une série d’habitudes de vie que les gens adoptent afin de prendre soin d’eux. Pour les personnes vivant avec des maux de tête, l’hygiène de vie peut être plus spécifiquement destinée à réduire la possibilité, la fréquence, l’intensité et la gravité des maux de tête. À ce titre, elle comporte généralement deux aspects : changements d’habitudes et évitement des déclencheurs. Les changements d’habitudes de vie sont les choses que vous pouvez a) commencer à faire, b) faire davantage ou c) éliminer. Par exemple : régulariser vos habitudes de sommeil, faire régulièrement de l’exercice, réduire ou éliminer le stress et éviter les déclencheurs connus. Un déclencheur peut être un aliment, un événement stressant, un changement de milieu ou de conditions environnementales ou une activité physique en particulier qui, pour vous, entraîne le mal de tête.

Vous trouverez plus de détails à ce sujet (en anglais) à http://www.achenet.org/resources/headache_hygiene__what_is_it

Voici un site en français sur ce sujet : http://migrainequebec.com/index.php/le-­‐yoga-­‐pour-­‐contrer-­‐la-­‐ migraine/publications-­‐migraine-­‐zero/113-­‐articles-­‐migraine-­‐zero/articles-­‐ tires-­‐de-­‐migraine-­‐com/186-­‐des-­‐conseils-­‐pour-­‐bien-­‐vivre-­‐avec-­‐la-­‐migraine

3) Pour la personne qui vit avec des maux de tête, en quoi consistent la motivation et les changements de comportements?

Tout changement de comportement tel que perdre du poids ou cesser de fumer exige de la personne qu’elle soit motivée et qu’elle modifie certains comportements. En général, un nouveau comportement (positif) remplace un comportement négatif. Par exemple, une personne qui dort trop (si cela contribue à exacerber ses maux de tête) se fera recommander de régulariser ses habitudes de sommeil. Tout changement de comportement doit s’effectuer graduellement en petites étapes.

4) En quoi consiste la tenue d’un journal et quelle est son importance?

Entre deux rendez-­‐vous, le patient consigne dans un « journal des migraines » les symptômes de maux de tête qu’il a éprouvés durant la journée et/ou la nuit, ainsi que le type de céphalée ou de migraine. Il peut aussi noter ce qu’il soupçonne ou sait être des déclencheurs, p. ex. un aliment.

Le patient apporte son journal au médecin à chaque rendez-­‐vous. Le médecin examine les données afin de repérer des schémas, des tendances dans les symptômes et de déterminer ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas.

Dans le livre intitulé Chronic Daily Migraine, Dr Joel Saper (Ann Arbor, Michigan) parle des avantages du journal des migraines :

[ TRADUCTION ]
Le journal des migraines nous aide à déterminer la fréquence des douleurs, le ou les déclencheurs de la migraine, ainsi que d’autres détails relatifs à la durée de l’épisode douloureux, à la réponse aux médicaments et autres. La « mémoire de la douleur » est inexacte parce que la mémoire ne fonctionne pas bien pendant un épisode particulièrement douloureux, et il devient impossible de s’y fier un mois ou deux plus tard pour retrouver certains détails tels que la fréquence des épisodes ou autres. Le journal rempli quotidiennement permet d’assurer un suivi fidèle.

Pour obtenir une liste exhaustive des déclencheurs potentiels, un journal à télécharger ainsi que son mode d’emploi (en anglais), consultez http://www.headache-­‐help.org/identify-­‐migraine-­‐triggers.

Pour obtenir de l’information en français sur la tenue d’un journal des migraines, consultez http://migrainequebec.com/index.php/le-­‐yoga-­‐pour-­‐ contrer-­‐la-­‐migraine/publications-­‐migraine-­‐zero/113-­‐articles-­‐migraine-­‐ zero/articles-­‐tires-­‐de-­‐migraine-­‐com/235-­‐l-­‐abc-­‐de-­‐la-­‐tenue-­‐d-­‐un-­‐journal-­‐ des-­‐migraines.

Vous pouvez également vous renseigner sur la migraine (en français) dans le livre écrit par Dre Élizabeth Leroux : La Migraine -­‐ Au-­‐delà du mal de tête, Trécarré, 2015.

5) Une bonne prise en charge des maux de tête repose en grande partie sur le patient. Comment le patient peut-­‐il y participer et se préparer à son prochain rendez-­‐vous?

Pour la personne vivant avec des maux de tête, la composante comportementale du traitement peut représenter des défis importants. Voici quelques exemples : respect des rendez-­‐vous, tenue du calendrier ou du journal (si le médecin préfère un suivi plus serré), hygiène du sommeil (voir plus haut – hygiène de vie), pratique régulière de différentes activités physiques, gestion du stress et intégration quotidienne de techniques de relaxation, atteinte ou maintien d’un poids santé, réduction ou élimination de la caféine, abandon de la cigarette.

6) En quoi consistent la gestion du stress et les techniques de relaxation?

Lorsque vous êtes tendu, votre corps est principalement sous l’influence du système nerveux sympathique. Autrement dit, il se met en mode de réponse par « la fuite ou le combat » : la circulation du sang s’intensifie alors vers les muscles et les organes. Cet état vous rend plus vulnérable aux maux de tête. La pratique régulière de techniques de relaxation vous permet d’apprendre à activer une réponse par la relaxation : c’est votre capacité à faire en sorte que votre corps libère certaines substances et que votre cerveau émette des signaux afin que vos muscles et organes se calment et que la circulation sanguine se rééquilibre vers votre cerveau. Il existe certains médicaments produisant cet effet, mais ils peuvent aussi avoir des effets indésirables. C’est pourquoi il est bon que vous réussissiez à entraîner votre corps et votre esprit à se détendre sans médicaments tout en restant conscient de ce qui se passe. Pour y arriver, vous pouvez apprendre une ou plusieurs techniques telles que respiration profonde (diaphragmatique), visualisation, détente progressive des muscles. Résultat, votre corps changera de « mode » : respiration plus lente et plus profonde, rythme cardiaque plus lent et plus régulier, circulation sanguine améliorée (p. ex. mains et pieds plus chauds), métabolisme ralenti et muscles plus détendus.

Pour modifier un ou plusieurs comportements dans la prise en charge des maux de tête, il est essentiel de bien identifier les déclencheurs et de mettre en place, seul ou avec l’aide d’un professionnel de la santé, un plan pour les éviter totalement ou au moins en partie, adopter ou conserver des habitudes de vie saines et régulières, pratiquer la relaxation, gérer votre stress, et surtout, respecter votre plan. Vous remarquerez peut-­‐être qu’il est difficile, voire impossible, d’éviter ou d’éliminer certains déclencheurs. Vous réussirez néanmoins à faire quelques changements dans vos habitudes de vie, surtout en ce qui concerne leur régularité : par exemple repas équilibrés, activité physique régulière, hygiène du sommeil et techniques de gestion du stress. Pour tenter d’éviter les maux de tête ou au moins d’en réduire l’intensité et la durée, vous pouvez recourir à des techniques de relaxation. Le plus important est de poursuivre votre plan pendant une période suffisamment longue pour en faire une habitude. Vous pourriez également faire appel aux conseils et à l’aide d’un professionnel pour modifier vos habitudes de vie, gérer le stress et intégrer quelques techniques de relaxation dans votre vie de tous les jours.

7) Peut-­‐on apprendre à éviter le stress psychologique?

Bon nombre de personnes qui vivent avec des maux de tête affirment que le stress et les multiples exigences de leur vie sont des déclencheurs. Bien qu’il ne soit pas toujours possible de réduire ou d’éliminer le stress dans votre vie, vous pouvez apprendre à le gérer en organisant votre horaire, en apprenant à dire « non » aux demandes non réalistes, en demandant de l’aide lorsque nécessaire et en montrant à votre famille et à votre entourage qu’il est important que vous preniez soin de vous. Essayez de trouver quelques moments chaque jour pour vous détendre, corps et esprit. Pour vous aider, mettez ces moments – activité physique, marche, cours de yoga – à votre horaire. Vous pouvez aussi réussir à trouver quelques périodes dans la journée pour faire un peu de relaxation par exemple, respiration profonde ou visualisation. Par visualisation, nous entendons quelque chose de paisible et de bienfaisant pour vous, par exemple, alors que vous êtes à votre bureau, imaginez que vous vous reposez sur une plage ensoleillée.

8) Pourquoi choisir une thérapie comportementale?

Les thérapies comportementales sont idéales pour la personne vivant avec des maux de tête qui :

  • préfère éviter de prendre des médicaments
  • tolère mal les médicaments
  • a des effets indésirables graves avec les médicaments
  • est réfractaire aux médicaments
  • est enceinte ou prévoit le devenir
  • a déjà abusé d’analgésiques ou autres médicaments contre la douleur.

* Dans cette entrevue, il nous est impossible de décrire toutes les thérapies comportementales. Nous en présentons toutefois les grandes lignes.

* Selon certaines observations scientifiques, lorsque les patients acquièrent une certaine autonomie dans la prise en charge de leur état chronique – maux de tête, arthrite, asthme, diabète ou lombalgie –, on observe une diminution des symptômes et de l’incapacité et, parfois même, des frais médicaux.

Références

  1. American Council for Headache Education. Headache Hygiene Poster http://www.achenet.org/resources/headache_hygiene__what_is_it
  2. Buse, DC Wolff's Headache and Other Head Pain: Behavioural Management of Headache - 8th Edition, 721-722
  3. Headache Network Canada - www.headachenetwork.ca
  4. Help for Headaches - Identify Migraine Triggers
  5. Help for Headaches - book: Chronic Daily Headache pg 90, Behaviour Modification Chart http://www.headache-help.org/identify-migraine-triggers
  6. Saper, JR - entrevue, Chronic Migraine in Chronic Daily Headache

The opioids (narcotics) cause progression of the illness (Chronic Daily Headache), not termination, and will actually make the individual much worse over time. It is easier and quicker to give the patient a pain killer than to "get into the trench" and try solve the problem. Patients with chronic daily headache require time, diligence, and frequent access from their physician.

Interview: Dr. Joel Saper, MHNI
-from the book Chronic Daily Headache

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The book Chronic Daily Headache features
an article reviewed by a Headache Neurologist
entitled "Why Some Headache Patients do
not Improve"!